ENTRER EN RELATION SACRÉE - Grand Père Tabac nous enseigne
Dernière mise à jour : 12 oct.

Grand père Tabac, la plante de reliance par excellence, et de protection, nous enseigne à propos de la relation.
En harmonie la relation nourrir et soutient. en déséquilibre, elle devient toxique.
Les plantes sacrées nous enseignent.
Le tabac, en rencontre sacrée, nous offre force et purification.
En consommation profane, il devient toxique et addictif.
Tout est une question de relation.
Consommation de l'autre ou véritable rencontre?
Depuis quel espace j’entre en relation?
J'observe beaucoup de "magies négatives, entités, karmas" and co, de problématiques relationnelles et de perte de notre intégrité psychique -« perte d’âme » ou « perte de pouvoir » en jargon chamanique - viennent de la manière dont nous nous positionnons dans nos relations:
Au cœur de cet espace sacré et du tissage du rêve se manifeste dans la réalité, sous forme de situations, des rencontres, des synchronicités plus ou moins agréables ou confuses qui résultent pour beaucoup de notre propre manière d'être en relation, des croyances et attachements inconscients.
J’observe actuellement, chez certaines personnes que j’accompagne, que la plus grande difficulté est d’aimer l'humain, l’humanité et donc soi-même.
La crise écologique en témoigne, on s'indigne pour la terre et si peu pour l'humanité. comme si nous n'étions pas les premiers impactés, comme si nous n'étions pas directement relié à notre environnement.
Si je déteste ou rejette l’humanité, comment puis-je m’aimer ?
Pourquoi est-ce que je déteste l’humanité ? Qu’est-ce qui me dégoûte ?
C’est comme si nous avions déserté notre humanité.
Certains fuient dans un matérialisme extrême, s’en remettant à l’IA et la technologie comme nouveau dieu. D’autres dans une spiritualité illusoire, qui s’écroule à la moindre discussion familiale ou se complaît dans des projections délirantes, des vibrations d’amour où les mécaniques d’emprise peuvent également revenir sous une autre forme : celle du maître spirituel.
Pour ma part, je crois que l’origine de ce désamour vient notamment de deux choses :
- les mythes créateurs qui ont influencé notre construction culturelle et psychique collective. Par exemple, avec le mythe d’Adam et Ève, comment peut-on aimer l’humanité ? Même si l’on ne prend pas un mythe au pied de la lettre, au niveau inconscient, celui-ci est agissant ;
-le manque de soutien familial et de tissu social qui nous permet de nous sentir reliés. Quand je me sens reliée, je me sens vue et j’appartiens à plus grand que moi. Je peux œuvrer au service de plus grand et je me sens utile. chez les Peuples Premiers, la notion de communauté est fondamentale.
quelques questions à se poser :
Comment j’entre en relation avec moi-même?
Avec l’autre ? Depuis quel espace ?
Depuis l’avidité ou le désir de vraiment rencontrer l’autre, dans sa lumière et ses ombres ?
De jouer et s’amuser à passer du temps ensemble, ou de « prendre » quelque chose à l’autre ?
Depuis un espace de blessure ? De manque ? Est-ce que je cherche à être aimée, reconnue, validée ?
Qu’est-ce que je cherche réellement auprès de cette personne ?
Suis-je capable d’entendre ses besoins et ses limites ?
Est-ce que je lui impose ma présence ? Est-ce que je fais porter à mes proches la responsabilité de mon mal-être ou de mon bien-être ?
Et la question des projections qui pourrait être un livre tant elle est vaste:
Qu’est-ce que je projette sur elle ? Et qu’est-ce que cela dit de moi ?
Quelle ombre de moi l'autre me renvoit? Qu'est-ce que l'autre me montre que je ne veux pas voir en moi?
Quelle lumière de moi l'autre me renvoit? Quelle partie de ma lumière, qui trop intense pour que je l'intègre ai-je renvoyé sur l'autre?
Il est essentiel d’observer également ce qui se joue dans une relation.
Il est difficile d’accepter qu' il ne s’agit souvent pas d’amour « pur », mais de relations motivées par l’obtention de quelque chose, souvent inconscient :
être aimé, validé, reconnu, vu, ou obtenir quelque chose auquel on n’aurait pas accès autrement.
Je vois ce que je donne, mais suis-je capable de voir aussi ce que je « prends »?
Je peux être très généreux-se avec un tel, et prendre de l’autre côté, exiger sans m’en rendre vraiment compte si j’ai construit la croyance que je suis « généreuse ».
Pour prendre mon exemple, j’ai pu observer que certaines personnes tissaient du lien avec moi pour se sentir soutenues, obtenir des informations gratuites dans le domaine de l’énergétique ou de la médiumnité, et « demandaient » de moi le même soutien que celui que j’offre pendant mes accompagnements. Je me retrouvais épuisée, vidée.
J’ai ma part de responsabilité là-dedans, bien entendu. Cela s’installait tant que je cherchais moi-même à être aimée, validée, reconnue. Et tant que la croyance que je « suis indispensable » était active.
Moi-même, j’ai pu parfois chercher à être en relation pour obtenir de l’amour, être enseignée, recevoir de la reconnaissance ou des bénéfices cachés.
On se ment tous à nous-mêmes à un certain moment.
C'est notre part d'ombre, nos angles morts.
Cela n'est pas le "mal", mais le manque de conscience.
Il ne s’agit pas de se juger ou de se flageller, mais d’observer ces mécaniques et de mettre plus de conscience et d’équilibre dans nos relations.
L’état adulte, l’individuation, doit nous conduire à observer notre manière d’entrer en relation.
Ainsi, nous cessons peu à peu de créer, dans l’invisible, des trames qui reproduisent emprise, confusion ou prise de pouvoir. Nous remettons de la "lumière", de la clarté et cela allège notre vie, et crée de nouveaux motifs harmonieux.
Par exemple: Faire régulièrement un état des lieux.
Cette relation:
Est-ce qu’elle me fait du bien ? Est-ce qu’elle me nourrit ?
Ou est-ce qu’elle me vide, me pompe ?
Est-ce que je « cherche » à vivre quelque chose de particulier avec cette personne ?
Quel est le rêve derrière cette relation ? Quelle histoire se raconte ?
Cette personne a-t-elle, d’après moi, le même rêve ? La même direction ?
Et depuis mes ressentis, qu’est-ce que cette personne cherche à vivre avec moi ?
Aucune relation n’est toujours rose. Chaque relation traverse différentes phases. Il ne s’agit donc pas de juger l’autre à partir d’un moment particulier, mais d’observer la relation dans sa globalité, sa dynamique, et d’en impulser une nouvelle si elle ne nous convient plus.
Et c’est aussi là que je rejoins ce que je disais au début : ce que nous vivons dans nos relations n’est pas séparé de notre manière d’entrer en relation avec le monde invisible.
La majorité des « magies » que j’observe vient de loyautés à des points de vue extérieurs qui cautionnent la toxicité, la mésestime de soi ou la violence.
Idem avec les entités.
En œuvrant à la racine du problème plutôt qu’au symptôme, on devient de plus en plus hermétique à ce genre de perturbations. Nous reprenons notre pouvoir d'agir sur notre vie, dés que nous nous autorisons à choisir nos relations plutôt qu'à les subir, et à nous rappeler que nous ne devons rien à personne si ce n'est la vérité.
La liberté est accessible à chacun·e, dès lors que l’on prend la responsabilité de nos émotions et de nos pensées et que nous clarifions notre positionnement, notre direction et notre désir de comment nous souhaitons entrer en relation.
Des livres inspirants:
CNV "Cessez d'être gentils, soyez vrais", Thomas d'Ansembourg
"Mère", de Laurent Huguelit




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